La Côte d’Azur n’est pas un marché, c’est une mosaïque de micro-marchés que presque tout oppose. Un studio niçois loué à l’année à un étudiant, un trois-pièces cannois que son propriétaire n’occupe que trois semaines par an, un appartement mentonnais loué à un salarié de Monaco, un immeuble ancien grassois vendu sous les 3 500 €/m² : les lire avec la même grille, c’est se tromper de rendement et, souvent, de stratégie patrimoniale.
Nous avons passé au crible cinq villes des Alpes-Maritimes (Nice, Cannes, Antibes, Menton et Grasse) avec les mêmes indicateurs pour chacune : prix et loyers moyens MeilleursAgents de novembre 2026, historique des prix sur quinze ans, historique des loyers de la Carte des loyers de l’État, statut d’occupation et niveau de vie INSEE, cadre réglementaire (permis de louer, encadrement des loyers). Le tableau ci-dessous résume l’essentiel ; chaque ville est ensuite détaillée.
| Indicateur | Nice | Cannes | Antibes | Menton | Grasse |
|---|---|---|---|---|---|
| Prix moyen appartement€/m², MeilleursAgents | 5 201 € | 6 037 € | 6 409 € | 5 012 € | 3 481 € |
| Loyer moyen appartement€/m²/mois, MeilleursAgents | 20,8 € | 19,6 € | 19,5 € | 20,4 € | 15,0 € |
| Rendement brut indicatifloyer × 12 / prix | 4,8 % | 3,9 % | 3,7 % | 4,9 % | 5,2 % |
| Prix sur 10 ans2016 → oct. 2026 | +37 % | +38 % | +40 % | +26 % | +26 % |
| Courbe des prixdepuis 2011 (2015 pour Menton et Grasse) | |||||
| Courbe des loyers2018 → 2025, Carte des loyers | |||||
| Permis de louer | Non | Non | Non | Non | Oui, centre historique |
| Encadrement des loyers | Non | Non | Non | Non | Non |
| Propriétaires occupantsINSEE 2023 | 47,2 % | 47,4 % | 55,7 % | 56,5 % | 55,3 % |
| LocatairesINSEE 2023, dont HLM | 49,7 % dont HLM 11,1 % | 49,4 % dont HLM 16,3 % | 41,2 % dont HLM 7,1 % | 39,6 % dont HLM 9,8 % | 41,3 % dont HLM 12,2 % |
| Résidences secondairespart des logements, INSEE 2023 | 13,8 % | 44,2 % | 33,5 % | 42,1 % | 12,2 % |
| Niveau de vie médian€/an par unité de consommation, INSEE 2023 | 24 080 € | 24 000 € | 27 560 € | 25 700 € | 26 100 € |
| Immeubles de rapport | Voir la page | Voir la page | Voir la page | Voir la page | — |
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Ce que les chiffres disent du marché azuréen
Premier enseignement : les loyers convergent, les prix non. Sur le littoral, le loyer moyen d’un appartement tient dans une fourchette serrée, de 19,5 €/m² à Antibes à 20,8 €/m² à Nice. Les prix, eux, vont de 5 012 €/m² à Menton à 6 409 €/m² à Antibes. Le rendement brut se joue donc presque entièrement sur le prix d’entrée : 4,8 % à Nice et 4,9 % à Menton, contre 3,9 % à Cannes et 3,7 % à Antibes. Grasse, en retrait du littoral, sort du lot avec 5,2 %.
Deuxième enseignement : la résidence secondaire façonne le marché locatif. Elle représente 44,2 % des logements à Cannes, 42,1 % à Menton et 33,5 % à Antibes, contre 13,8 % à Nice et 12,2 % à Grasse. Là où elle domine, l’offre locative à l’année est rare, ce qui soutient les loyers, mais les communes disposent depuis la loi du 19 novembre 2024 de nouveaux outils pour réguler les meublés de tourisme. Un projet bâti sur la seule location saisonnière y porte donc un risque réglementaire qu’une location à l’année n’a pas.
Troisième enseignement : le cadre réglementaire reste léger. Aucune des cinq villes n’applique l’encadrement des loyers, et seule Grasse impose un permis de louer, limité à son centre historique. La contrainte la plus structurante est ailleurs : le DPE, dans un parc ancien où les copropriétés des années 1950 à 1970 sont nombreuses.
Nice, Cannes, Antibes, Menton, Grasse : les cinq marchés en détail
Nice, capitale régionale au marché locatif le plus profond
Cinquième ville de France, Nice est le seul marché de la Côte d’Azur où la demande locative à l’année ne dépend ni du tourisme ni d’un employeur unique. Près de la moitié des résidences principales (49,7 %) sont occupées par des locataires, portées par l’Université Côte d’Azur, l’aéroport, le premier de France hors Paris, et un réseau de tramway qui a redessiné la valeur de quartiers entiers. Avec 5 201 €/m² pour 20,8 €/m² de loyer, la ville affiche un rendement brut indicatif de 4,8 %, le plus solide du littoral, et ses prix ont progressé de 43 % depuis 2011.
Notre lecture : Nice récompense l’investisseur qui choisit sa rue avant son bien. Libération, Riquier, Saint-Roch ou le Port offrent des prix d’entrée plus bas et des rendements supérieurs à la moyenne de la ville sur des biens à rénover, quand le Carré d’or et le Mont Boron relèvent d’une logique de patrimoine. C’est aussi l’une des rares villes azuréennes où l’on trouve des immeubles de rapport à Nice en monopropriété, l’actif qui permet de mutualiser travaux et gestion. Côté réglementation, Nice n’applique pas l’encadrement des loyers ; le dispositif Jeanbrun à Nice prend le relais du Pinel à Nice pour défiscaliser dans l’ancien rénové.
Côté location courte durée, AirROI recense 9 734 annonces Airbnb actives à Nice, pour un revenu annuel moyen de 20 600 € par annonce (+9,5 % sur un an), un taux d’occupation de 49,3 % et un prix moyen de 165 € la nuit ; juillet est le mois le plus rémunérateur, janvier le plus creux. À Nice, une résidence secondaire doit obtenir une autorisation de changement d’usage dès la première nuitée (règlement métropolitain applicable depuis le 1er septembre 2026) : un particulier peut en obtenir une seule, sans compensation, pour cinq ans non renouvelables, et quatre zones de la ville sont soumises à des quotas. Depuis la même date, une résidence principale peut de nouveau être louée jusqu’à 120 jours par an.
Cannes, la Croisette entre location à l’année et résidences secondaires
À Cannes, 44,2 % des logements sont des résidences secondaires : c’est la donnée qui explique tout le marché. L’offre locative à l’année est étroite, la demande soutenue par le tourisme d’affaires du Palais des Festivals et par une population active qui peine à se loger. Résultat : 19,6 €/m² de loyer moyen pour 6 037 €/m² à l’achat, soit 3,9 % brut. Le niveau de vie médian (24 000 €) masque une ville très contrastée, avec un taux de pauvreté de 22,6 %.
Notre lecture : Cannes se joue sur deux tableaux. La Croisette et la Banane relèvent du patrimoine et de la valorisation à long terme ; Carnot, Prado-République ou La Bocca offrent des prix d’entrée plus raisonnables et une clientèle de locataires à l’année. Pour un immeuble de rapport à Cannes, la rareté de l’offre impose de chercher hors des portails. Les loyers y restent libres : Cannes n’applique pas d’encadrement des loyers, et les plafonds ne s’imposent qu’en loi Jeanbrun à Cannes ou dans les anciens montages Pinel à Cannes.
Côté location courte durée, AirROI recense 8 413 annonces Airbnb actives à Cannes, pour un revenu annuel moyen de 20 595 € par annonce (+9,4 % sur un an), un taux d’occupation de 33,4 % et un prix moyen de 268 € la nuit ; août est le mois le plus rémunérateur, janvier le plus creux. À Cannes, tout meublé de tourisme, résidence principale comprise, doit avoir un numéro d’enregistrement depuis octobre 2017, et le PLU interdit depuis 2021 de transformer des habitations en hébergements touristiques dans de nombreuses zones urbaines, la location par des particuliers restant possible.
Antibes, entre le Cap et la technopole de Sophia Antipolis
Antibes est la plus chère des cinq villes (6 409 €/m²) et la plus aisée, avec un niveau de vie médian de 27 560 €. Les propriétaires occupants y sont majoritaires (55,7 %), un tiers des logements sont des résidences secondaires, autour de Juan-les-Pins notamment. Le rendement brut indicatif plafonne à 3,7 %, mais la ville bénéficie d’un atout unique : la technopole de Sophia Antipolis, en partie sur son territoire, qui alimente une demande d’ingénieurs et de cadres en mobilité, solvables et exigeants. Ses prix ont progressé de 40 % en dix ans, la plus forte hausse des cinq.
Notre lecture : Antibes est une ville de patrimoine avant d’être une ville de rendement. La création de valeur passe par la rénovation, notamment énergétique, de biens bien placés, entre le centre, la gare et les quartiers des Combes ou de la Fontonne, tournés vers Sophia. Un immeuble de rapport à Antibes y reste rare mais très liquide à la revente. Pour un contribuable fortement imposé, le dispositif Jeanbrun à Antibes améliore sensiblement le rendement net.
Côté location courte durée, AirROI recense 4 138 annonces Airbnb actives à Antibes, pour un revenu annuel moyen de 18 961 € par annonce (+9,8 % sur un an), un taux d’occupation de 45,3 % et un prix moyen de 189 € la nuit ; août est le mois le plus rémunérateur, janvier le plus creux. À Antibes, une résidence principale ne peut plus être louée que 90 jours par an depuis le 1er juillet 2025, un numéro d’enregistrement est obligatoire depuis 2018, et la ville étudie une autorisation de changement d’usage pour les résidences secondaires.
Menton, la porte de Monaco
Menton combine deux marchés : une ville de villégiature, avec 42,1 % de résidences secondaires, et un bassin résidentiel pour les salariés de la Principauté, à quelques minutes de train. Ce second marché change tout pour le bailleur : des locataires aux revenus élevés, qui cherchent à l’année et privilégient la proximité de la gare. Avec 5 012 €/m² pour 20,4 €/m² de loyer, le rendement brut indicatif atteint 4,9 %, au niveau de Nice pour une ville de 30 326 habitants. Les loyers y ont augmenté de 21 % entre 2018 et 2025.
Notre lecture : à Menton, le bon bien est un deux ou trois-pièces lumineux, proche de la gare ou du Careï, loué nu à l’année, un profil qui se prête au dispositif Jeanbrun, applicable partout en France. Le stock est réduit : un immeuble de rapport à Menton se négocie rarement en vente publique. Pour élargir la recherche sur la même clientèle frontalière, nous étudions aussi les immeubles de rapport à Beausoleil, limitrophe de Monaco.
Côté location courte durée, AirROI recense 1 458 annonces Airbnb actives à Menton, pour un revenu annuel moyen de 18 640 € par annonce (+9,6 % sur un an), un taux d’occupation de 45,8 % et un prix moyen de 150 € la nuit ; août est le mois le plus rémunérateur, janvier le plus creux. À Menton, louer un logement qui n’est pas sa résidence principale suppose une autorisation de changement d’usage depuis le 1er janvier 2018, date à laquelle l’enregistrement des meublés de tourisme est aussi devenu obligatoire.
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Grasse, le rendement de l’arrière-pays parfumé
Grasse est la seule des cinq villes où le prix moyen passe sous la barre des 3 500 €/m² (3 481 €/m²). Avec 15,0 €/m² de loyer, elle offre le meilleur rendement brut indicatif de ce classement : 5,2 %. Ville de résidences principales (81,1 % des logements), adossée à une industrie aromatique dont les savoir-faire sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2018, elle loge des actifs plutôt que des vacanciers. Elle figure aussi parmi les villes éligibles au dispositif Denormandie.
Notre lecture : le centre historique concentre à la fois l’opportunité et la complexité. Les immeubles anciens à réhabiliter y sont nombreux et se prêtent au déficit foncier, au Denormandie ou au dispositif Jeanbrun, mais la commune y impose depuis avril 2021 une autorisation préalable de mise en location, le permis de louer, et les travaux sont souvent lourds. C’est le terrain typique où l’analyse technique fait la rentabilité. Chaque immeuble de rapport à Grasse doit être chiffré avant toute offre : structure, réseaux, DPE projeté après travaux.
Côté location courte durée, AirROI recense 538 annonces Airbnb actives à Grasse, pour un revenu annuel moyen de 14 847 € par annonce (+6,2 % sur un an), un taux d’occupation de 39,0 % et un prix moyen de 216 € la nuit ; août est le mois le plus rémunérateur, janvier le plus creux. À Grasse, un numéro d’enregistrement est obligatoire depuis le 1er septembre 2020.
Location courte durée : que disent les données Airbnb ?
Sur la Côte d’Azur, la location saisonnière fait partie de presque tous les projets que nos clients nous soumettent. Pour en mesurer le potentiel, les données d’AirROI, qui suit l’activité des annonces Airbnb ville par ville, donnent un ordre de grandeur des revenus, de la fréquentation et des prix pratiqués. Elles portent sur les douze mois à fin septembre 2026.
| Ville | Annonces actives | Revenu annuel moyen par annonce | Évolution sur un an | Taux d’occupation | Prix moyen la nuit | Mois le plus rémunérateur |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nice | 9 734 | 20 600 € | +9,5 % | 49,3 % | 165 € | juillet |
| Cannes | 8 413 | 20 595 € | +9,4 % | 33,4 % | 268 € | août |
| Antibes | 4 138 | 18 961 € | +9,8 % | 45,3 % | 189 € | août |
| Menton | 1 458 | 18 640 € | +9,6 % | 45,8 % | 150 € | août |
| Grasse | 538 | 14 847 € | +6,2 % | 39,0 % | 216 € | août |
Notre lecture : Nice, Cannes, Antibes et Menton dépassent toutes 18 000 € de revenu annuel moyen par annonce, en hausse d’environ 9 à 10 % sur un an. Les profils diffèrent pourtant. Nice réunit le plus grand nombre d’annonces (9 734) et le meilleur taux d’occupation (49,3 %) ; Cannes affiche le prix par nuit le plus élevé (268 €) mais l’occupation la plus faible (33,4 %), signe d’une demande concentrée sur quelques périodes ; Grasse reste un marché plus modeste, avec 538 annonces et 14 847 € par an. Partout, juillet ou août concentrent l’activité, et janvier est le mois le plus creux. Ces revenus sont bruts : une fois déduits le ménage, la commission, la gestion et la fiscalité, et rapportés au prix d’achat, ils ne se comparent pas directement au rendement brut de la location à l’année présenté plus haut.
Le cadre s’est durci avec la loi du 19 novembre 2024 dite Le Meur. Une résidence principale ne peut pas être louée plus de 120 jours par an en meublé de tourisme, plafond que la commune peut abaisser jusqu’à 90 jours. Louer un logement qui n’est pas sa résidence principale peut exiger, selon la commune, une autorisation de changement d’usage, qui n’est accordée que si le DPE est compris entre A et E (entre A et D à partir de 2034). La loi prévoit aussi une déclaration sur un téléservice national, dont la mise en service est annoncée pour le quatrième trimestre 2026 ; d’ici là, les règles d’enregistrement de chaque commune s’appliquent. Côté fiscalité, le micro-BIC d’un meublé de tourisme non classé est limité à 15 000 € de recettes, avec un abattement de 30 %, contre 83 600 € et 50 % pour un meublé classé (revenus 2026). Sur la Côte d’Azur, les règles locales diffèrent fortement d’une ville à l’autre : Nice impose une autorisation de changement d’usage dès la première nuitée pour une résidence secondaire, avec des quotas dans quatre zones de la ville ; Menton exige une autorisation depuis 2018 ; Antibes a abaissé à 90 jours le plafond de la résidence principale. Le détail figure dans la section de chaque ville. Sources : code du tourisme, art. L. 324-1-1, code de la construction et de l’habitation, art. L. 631-10, service-public.gouv.fr, 27 juillet 2026 et règlements municipaux, consultés le 1er novembre 2026.
Quelle ville choisir selon votre objectif patrimonial ?
Aucune de ces villes n’est meilleure dans l’absolu. La bonne dépend de ce que vous attendez de votre patrimoine dans dix ans :
- Rendement et cash-flow : Grasse (5,2 % brut), à condition d’accepter des travaux, puis Menton et Nice, autour de 4,8 à 4,9 %.
- Profondeur locative et liquidité : Nice, le seul marché où la demande à l’année ne dépend ni du tourisme ni d’un bassin d’emploi unique.
- Valorisation et transmission : Antibes (+40 % en dix ans) et Cannes, où la rareté protège la valeur.
- Locataires à fort pouvoir d’achat : Menton, pour la clientèle des salariés de Monaco, et Antibes pour celle de Sophia Antipolis.
Notre approche sur la Côte d’Azur
Sur un marché où les meilleurs biens ne passent jamais par les portails, l’avantage revient à celui qui les voit en premier et sait les chiffrer en quelques heures. C’est le rôle de notre chasseur immobilier pour investisseur sur la Côte d’Azur : sourcer en off-market, négocier sur la base d’un diagnostic technique, piloter les travaux et la mise en location. Pour une vision d’ensemble du département, de la stratégie à la gestion, découvrez notre accompagnement pour investir dans les Alpes-Maritimes.
Sources et méthodologie
Prix et loyers moyens : MeilleursAgents, appartements, novembre 2026. Courbes de prix : reconstituées à partir de l’indice des prix MeilleursAgents (valeur de janvier de chaque année, puis octobre 2026), depuis 2011 pour Nice, Cannes et Antibes et depuis 2015 pour Menton et Grasse. Courbes de loyers : Carte des loyers de l’ANIL et du ministère du Logement, loyers d’annonce charges comprises des appartements, millésimes 2018, 2022, 2023, 2024 et 2025 ; aucune série publique homogène ne couvre quinze ans de loyers à l’échelle communale. Statut d’occupation et résidences secondaires : INSEE, recensement 2023. Niveau de vie médian et taux de pauvreté : INSEE, Filosofi 2023. Le rendement brut indicatif rapporte le loyer annuel au prix moyen, avant frais d’acquisition, travaux, charges, fiscalité et vacance. Location courte durée : AirROI, données de marché Airbnb par ville, 12 mois à fin septembre 2026 (mise à jour du 1er octobre 2026), moyennes par annonce active ; règles locales : sites officiels des villes et Légifrance, consultés le 1er novembre 2026.
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