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Calcul de l’amortissement Jeanbrun
Ce que le statut du bailleur privé déduit réellement de vos revenus fonciers, une fois le plafond de votre foyer fiscal appliqué. Et ce que cela vaut à votre tranche d’imposition.
Simulateur d’amortissement JeanbrunBarème 2026
Le bien
€
Frais de notaire inclus.
€
Uniquement dans l’ancien réhabilité.
Plus l’engagement social est fort, plus le taux monte.
Votre fiscalité
€
Par foyer fiscal. Se met à jour selon le niveau de loyer.
%
Forfait de 20 % retenu par le texte.
Amortissement JeanbrunAmortissement intégralement déductible, 7 000 € par an
Amortissement annuel retenu
7 000 €
déduit des revenus fonciers
Économie d’impôt annuelle
3 304 €
impôt et prélèvements sociaux
Base amortissable200 000 €
Taux applicable3,5 %
Amortissement théorique7 000 €
Plafond annuel du foyer8 000 €
Dont impôt sur le revenu2 100 €
Dont prélèvements sociaux1 204 €
Économie sur 9 ans d’engagement29 736 €
L’amortissement s’ajoute aux charges déductibles habituelles, il ne les remplace pas. L’économie affichée suppose des revenus fonciers imposables suffisants pour absorber la déduction. Le comparateur meublé ou nu permet de confronter ce régime à la location meublée.
Avertissement
Ce calcul applique le barème du dispositif Jeanbrun en vigueur depuis le 21 février 2026 : base amortissable de 80 % du prix travaux compris, taux de 3 à 5,5 % selon la nature du bien et le niveau de loyer, plafond annuel par foyer fiscal. Il suppose des revenus fonciers imposables suffisants pour absorber la déduction et ne tient compte ni des autres charges déductibles, ni d’un éventuel déficit reportable. Le résultat ne constitue ni un conseil fiscal, ni une garantie d’éligibilité. Montclair ne saurait être tenu responsable d’une décision prise sur la seule base de cette estimation.
Un amortissement ne vaut que la fiscalité qu’il rencontre
C’est la première chose que nous vérifions quand un client nous parle du dispositif Jeanbrun : sa tranche marginale d’imposition, et l’existence de revenus fonciers déjà taxés. Sans cela, l’amortissement tourne à vide.
Un même amortissement de 7 000 € rapporte 3 304 € à 30 % de tranche, et 4 354 € à 45 %. L’écart de 1 050 € par an, soit près de 9 500 € sur l’engagement, ne tient à rien d’autre qu’à votre situation personnelle. Le barème est identique pour tout le monde ; son rendement, non.
Comment se calcule l’amortissement Jeanbrun
Le principe du dispositif Jeanbrun s’énonce simplement : une fraction du prix du logement se déduit chaque année de vos revenus fonciers, pendant la durée d’engagement. En pratique, trois éléments structurent le calcul, et ils s’enchaînent dans un ordre immuable.
La base amortissable n’est pas le prix payé
Le texte exclut la valeur du foncier, retenue forfaitairement à 20 %. L’amortissement porte donc sur environ 80 % du prix d’acquisition, frais inclus. Dans l’ancien avec travaux éligibles, ces travaux s’ajoutent au prix avant que la quote-part foncière ne soit retranchée.
Un appartement neuf acheté 250 000 € frais compris donne une base de 200 000 €. Un ancien acheté 180 000 € avec 60 000 € de travaux donne (180 000 + 60 000) × 80 %, soit 192 000 €.
Ce forfait a le mérite d’uniformiser les calculs. Il a aussi une contrepartie : il colle mal à la réalité d’un bien parisien, où le foncier pèse souvent bien plus de 20 % de la valeur. Le simulateur laisse ce paramètre modifiable pour ceux qui veulent tester une autre hypothèse.
Le barème des taux
Le taux dépend de deux variables : la nature du bien et le niveau de loyer retenu. Plus l’engagement social est fort, plus le taux monte, et plus le plafond annuel se relève.
| Nature du bien | Niveau de loyer | Taux | Plafond annuel |
|---|---|---|---|
| Neuf ou VEFA | Intermédiaire | 3,5 % | 8 000 € |
| Neuf ou VEFA | Social | 4,5 % | 10 000 € |
| Neuf ou VEFA | Très social | 5,5 % | 12 000 € |
| Ancien avec travaux | Intermédiaire | 3 % | 8 000 € |
| Ancien avec travaux | Social | 3,5 % | 10 000 € |
| Ancien avec travaux | Très social | 4 % | 12 000 € |
Du taux à l’économie réelle
L’amortissement annuel vaut la base multipliée par le taux. Notre appartement neuf loué en intermédiaire produit 200 000 × 3,5 %, soit 7 000 €. Le même bien loué en très social donnerait 11 000 €, à confronter au plafond de 12 000 €.
Cette déduction abaisse la base imposable, donc l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. L’économie vaut l’amortissement retenu multiplié par votre tranche, majorée des 17,2 % de prélèvements sociaux. Sur 7 000 €, cela donne 1 974 € à 11 % de tranche, 3 304 € à 30 %, 4 074 € à 41 % et 4 354 € à 45 %.
Vérifier l’éligibilité avant de calculer
Un amortissement séduisant sur le papier ne vaut rien si l’un des critères fait défaut, et l’erreur ne se rattrape pas après coup. Autant en connaître les contours avant de sortir la calculatrice.
Ce que le texte exige
- Un logement situé dans un immeuble d’habitation collectif, ce qui exclut les maisons individuelles.
- Une acquisition réalisée entre l’entrée en vigueur de la loi de finances 2026 et le 31 décembre 2028.
- Deux voies possibles : le neuf ou la VEFA, ou l’ancien avec des travaux lourds représentant au moins 30 % du prix d’acquisition.
- Un engagement de location de neuf ans, ferme.
- Aucune location à un membre du foyer fiscal, ni à un ascendant, descendant ou allié jusqu’au deuxième degré.
Ce seuil de 30 % de travaux a été relevé par rapport aux versions préparatoires du texte, et il change beaucoup de choses : sur un ancien à 200 000 €, il faut compter 60 000 € de travaux éligibles pour ouvrir droit au dispositif. C’est aussi ce qui explique que nous sourcions des biens déjà repérés pour leur potentiel de travaux, présentés sur nos programmes en ancien réhabilité.
La disparition du zonage
Contrairement aux dispositifs qui l’ont précédé, le Jeanbrun ne comporte pas de zonage : il s’applique sur l’ensemble du territoire. Cette liberté remet la qualité intrinsèque de l’emplacement au cœur de l’arbitrage. Là où le Pinel orientait mécaniquement vers les zones tendues, le Jeanbrun vous laisse seul juge, ce qui est une bonne nouvelle pour l’investisseur averti et un piège pour les autres.
Le plafond s’apprécie par foyer fiscal, pas par logement
C’est le point le plus souvent survolé dans les simulations rapides. Si vous détenez deux biens éligibles, vous ne cumulez pas deux plafonds de 8 000 €. Vous partagez une enveloppe globale, dont le niveau dépend de la répartition de vos loyers entre les catégories.
Le plafond de base est de 8 000 € par an et par foyer fiscal. Il passe à 10 000 € lorsque la moitié au moins des revenus bruts issus des logements Jeanbrun provient de la location sociale, et à 12 000 € lorsque cette même proportion relève du très social.
Un exemple qui change l’ordre des achats
Vous détenez un premier bien loué en intermédiaire, qui génère 7 000 € d’amortissement théorique, et un second loué en très social qui en produit 9 000 €. Le total théorique atteint 16 000 €. Le plafond applicable dépendra de la part de revenus bruts relevant du très social : s’il représente au moins la moitié du total, vous déduirez jusqu’à 12 000 € ; sinon, votre plafond restera sur un palier inférieur.
Autrement dit, la stratégie se construit dès le premier achat. Si vous envisagez plusieurs opérations, raisonnez plafond global immédiatement : l’ordre d’acquisition et le mix des niveaux de loyer conditionnent votre capacité de déduction sur les neuf années. Lorsque ce plafond devient la contrainte principale, le cumul avec le logement locatif intermédiaire ouvre d’autres leviers, TVA réduite à l’acquisition et crédit d’impôt de taxe foncière.
Ce que le dispositif vaut selon votre tranche
Trois profils rencontrés dans nos accompagnements, et dont nous tirons notre avis sur le dispositif Jeanbrun. Hypothèse commune : un appartement neuf de 250 000 € frais inclus, loué en intermédiaire, soit 7 000 € d’amortissement annuel dans les clous du plafond.
Tranche à 45 %, avec des revenus fonciers existants
Dirigeante de PME, 220 000 € de revenus annuels, déjà 18 000 € de revenus fonciers nets fiscalisés. L’amortissement réduit une base déjà taxée : 3 150 € d’impôt sur le revenu évité, 1 204 € de prélèvements sociaux, soit 4 354 € par an et plus de 39 000 € sur l’engagement. Le terrain fiscal est idéal ; la question porte alors sur la sélection du bien, pas sur l’opportunité du dispositif.
Tranche à 41 %, sans patrimoine locatif
Cadre supérieur, 145 000 € nets, aucun revenu foncier antérieur. L’amortissement s’impute sur les seuls loyers du bien : avec 10 800 € de loyer annuel et 3 000 € de charges, le revenu foncier net avant amortissement tourne autour de 7 800 €, que l’amortissement neutralise presque intégralement. Gain annuel : environ 4 074 €. Le dispositif est pertinent, mais son rendement dépendra surtout de la qualité de l’actif, puisqu’il n’y a pas de fiscalité antérieure à absorber.
Tranche à 30 %, premier investissement
Ingénieure, 50 000 € nets. Sur le même amortissement, l’économie tombe à 3 304 € par an. Le gain reste réel, mais il faut le rapporter à l’effort d’épargne nécessaire pour porter un bien à 250 000 € avec des loyers intermédiaires, souvent inférieurs de 15 à 20 % au marché libre.
À ce niveau, le Jeanbrun n’est pas la réponse la plus évidente : la tranche limite l’effet de levier et l’engagement de neuf ans en loyer plafonné pèse sur la rentabilité. Un investissement classique, en meublé ou au réel, peut servir la même personne bien plus efficacement. Le comparateur meublé ou non meublé permet de trancher, et le dispositif retrouvera son intérêt quand la trajectoire de revenus fera passer à la tranche supérieure.
Articulation avec le déficit foncier et les charges déductibles
L’amortissement Jeanbrun ne remplace pas les mécanismes classiques de la fiscalité foncière, il s’y ajoute. Charges déductibles, intérêts d’emprunt, travaux d’entretien et primes d’assurance continuent de s’imputer dans les conditions habituelles du régime réel. L’amortissement vient ensuite réduire le résultat foncier, dans la limite du plafond annuel.
Bien maîtrisée, cette articulation peut faire basculer le revenu foncier net dans le négatif. C’est là que le déficit foncier trouve sa place, en particulier sur les projets d’ancien avec travaux. Les dépenses de rénovation restent imputables sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, portée à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique faisant passer un bien des classes E, F ou G aux classes A à D au plus tard le 31 décembre 2027. Le surplus se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
Une vigilance s’impose toutefois : la fraction d’amortissement qui ne peut être déduite une année donnée, faute de base foncière suffisante ou à cause du plafond, ne se reporte pas comme les charges classiques. La chronologie du projet, livraison, travaux, mise en location et montée en charge des loyers, pèse donc directement sur le rendement fiscal réel. Un plan de trésorerie année par année s’impose avant de signer, et le calcul du TRI permet d’en mesurer l’effet sur toute la durée de détention.
Questions fréquentes sur l’amortissement Jeanbrun
Comment calcule-t-on l’amortissement Jeanbrun ?
En trois temps. On retranche d’abord la quote-part foncière, forfaitairement 20 %, du prix d’acquisition augmenté des travaux éligibles. On applique ensuite le taux correspondant à la nature du bien et au niveau de loyer, de 3 à 5,5 %. On compare enfin le résultat au plafond annuel du foyer fiscal.
Sur 250 000 € dans le neuf loué en intermédiaire : base de 200 000 €, taux de 3,5 %, amortissement de 7 000 €, sous le plafond de 8 000 €.
Quel est le plafond annuel d’amortissement ?
8 000 € par an en location intermédiaire, 10 000 € lorsque la moitié au moins des revenus bruts provient de la location sociale, 12 000 € lorsqu’elle relève du très social.
Ce plafond s’apprécie au niveau du foyer fiscal, pas par logement. Deux biens éligibles ne donnent pas deux enveloppes : ils se partagent la même.
Quels biens sont éligibles au dispositif ?
Les logements situés dans un immeuble d’habitation collectif, acquis entre l’entrée en vigueur de la loi de finances 2026 et le 31 décembre 2028, dans le neuf ou en VEFA, ou dans l’ancien à condition que les travaux représentent au moins 30 % du prix d’acquisition.
Les maisons individuelles sont exclues. En revanche, il n’y a pas de zonage : le dispositif s’applique sur tout le territoire, ce qui rend la qualité de l’emplacement d’autant plus déterminante.
Combien rapporte réellement l’amortissement ?
L’économie vaut l’amortissement retenu multiplié par votre tranche marginale d’imposition, majorée des 17,2 % de prélèvements sociaux. Un amortissement de 7 000 € produit 1 974 € à 11 % de tranche, 3 304 € à 30 %, 4 074 € à 41 % et 4 354 € à 45 %.
La tranche est donc le vrai levier du dispositif. Encore faut-il disposer de revenus fonciers imposables suffisants pour absorber la déduction, sans quoi elle tourne à vide.
Peut-on cumuler l’amortissement et le déficit foncier ?
Oui. L’amortissement s’ajoute aux charges déductibles habituelles, il ne s’y substitue pas. Les dépenses de travaux restent imputables sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, portée à 21 400 € pour la rénovation énergétique faisant passer le bien des classes E, F ou G aux classes A à D avant le 31 décembre 2027.
La première année d’un projet dans l’ancien peut ainsi cumuler un fort déficit foncier lié aux travaux et un amortissement démarrant à la mise en location.
Que devient l’amortissement non utilisé une année ?
C’est le point de vigilance principal. La fraction d’amortissement qui ne peut être déduite, faute de base foncière suffisante ou en raison du plafond, ne se reporte pas comme les charges classiques.
La chronologie du projet pèse donc directement sur le rendement fiscal : une livraison tardive, un chantier qui déborde ou une mise en location décalée font perdre une partie de l’avantage. Un plan de trésorerie année par année s’impose avant de signer.
Le dispositif convient-il à tous les investisseurs ?
Non, et c’est la question à trancher en premier. En dessous de la tranche à 41 %, l’effet de levier fiscal se réduit nettement, tandis que l’engagement de neuf ans en loyer plafonné, inférieur de 15 à 20 % au marché libre, continue de peser sur la rentabilité.
Sans revenus fonciers antérieurs à absorber, l’amortissement ne travaille que sur les loyers du bien lui-même. Le dispositif reste intéressant, mais il cesse d’être décisif : c’est alors la qualité de l’actif qui fait le résultat.
Sources officielles
Les chiffres et les règles présentés sur cette page sont vérifiables auprès des sources suivantes.
Déficit foncier imputable sur le revenu globalLégifrance, CGI article 156, I-3°, plafonds de 10 700 € et 21 400 €
Charges déductibles des revenus fonciersLégifrance, CGI article 31, en vigueur depuis le 21 février 2026
Revenus locatifs en location non meubléeService-Public.fr, régime réel et obligations déclaratives
Charges déductibles des revenus fonciersLégifrance, CGI article 31, en vigueur depuis le 21 février 2026
Revenus locatifs en location non meubléeService-Public.fr, régime réel et obligations déclaratives
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Outil fourni à titre indicatif. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une offre, ni une garantie de résultat.

