Investir dans l’immobilier
avec une stratégie.
Derrière chaque patrimoine solide, il y a une stratégie. Montclair vous aide à la construire.
Nos experts en investissement vous répondent sous 48h
Imaginez un instant pouvoir réduire la TVA de votre acquisition de moitié, neutraliser votre taxe foncière pendant près de vingt ans, amortir une part significative du bien sur vos revenus fonciers, et préparer la transmission à vos enfants dans un cadre juridique lisible. Ce n’est pas une projection théorique. C’est la réalité du montage que certains investisseurs avertis appellent désormais le super jeanbrun : l’articulation, sur un même bien, du dispositif Jeanbrun issu de la loi de finances 2026 et du Logement Locatif Intermédiaire. Un levier double, exigeant, mais redoutablement efficace lorsqu’il s’inscrit dans une stratégie de patrimoine immobilier construite.
Encore faut-il en comprendre les rouages, les conditions et les profils auxquels il s’adresse réellement. C’est l’objet de cet article : poser les fondations, décortiquer le mécanisme, chiffrer l’intérêt, et vous donner les repères concrets pour savoir si ce montage a du sens dans votre trajectoire.
Le super jeanbrun en un coup d’oeil
Trois avantages, une contrainte. Les quatre chiffres qui décident de la pertinence du montage.
TVA à l’acquisition
10 %
Au lieu de 20 %, soit environ 20 800 € économisés sur un bien à 250 000 € TTC. Avantage LLI.
Taxe foncière
20 ans
Neutralisée par un crédit d’impôt, minorés des périodes d’exonération totale. Avantage LLI.
Amortissement annuel
3,5 à 5,5 %
Sur 80 % du prix, dans le neuf. Déduit des revenus fonciers, plafonné à 8 000 € par foyer fiscal. Avantage Jeanbrun.
La contrepartie
20 ans
Engagement de location LLI. Première cession partielle possible seulement à partir de la 11e année.
À retenir avant d’aller plus loin : l’amortissement se déduit des revenus fonciers, pas du revenu global, et il vient minorer le prix d’acquisition au calcul de la plus-value. Pour en mesurer le montant sur votre opération, utilisez le calculateur d’amortissement Jeanbrun. Ce montage n’a fait l’objet d’aucun commentaire de l’administration fiscale à ce jour.
Les deux dispositifs qui composent le super jeanbrun
Avant de parler cumul, revenons aux briques. Le montage repose sur deux régimes distincts, chacun avec sa logique propre, ses contraintes et ses avantages fiscaux. Les articuler suppose de bien comprendre ce que chacun apporte, séparément.
1. Le dispositif Jeanbrun : un amortissement déductible des revenus fonciers
Le Jeanbrun est présenté comme le successeur des mécanismes de défiscalisation immobilière que les investisseurs français connaissaient depuis deux décennies. Sa logique est différente : il ne s’agit plus d’une réduction d’impôt calquée sur un pourcentage du prix, mais d’un amortissement fiscal déductible des revenus fonciers, dans une logique proche de celle des professionnels de l’immobilier.
Cette distinction est décisive et souvent mal restituée. L’amortissement relève de l’article 31 du code général des impôts, qui traite des charges déductibles du revenu net foncier. Il ne s’impute donc pas directement sur votre revenu global. Ce n’est que si la déduction fait naître un déficit foncier qu’une imputation sur le revenu global devient possible, et elle est alors plafonnée à 10 700 euros par an. L’excédent au-delà de ce seuil, ainsi que la fraction provenant des intérêts d’emprunt, ne sont reportables que sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Concrètement, le levier est nettement plus efficace pour un investisseur qui perçoit déjà des revenus fonciers que pour un primo-investisseur qui n’en a aucun.
Le taux d’amortissement dépend à la fois de la typologie de location retenue et de la nature du bien. Dans le neuf, il s’établit à 3,5 % en location intermédiaire, 4,5 % en sociale et 5,5 % en très sociale. Dans l’ancien rénové, il est sensiblement inférieur : 3 %, 3,5 % et 4 % respectivement. L’assiette est de 80 % du prix d’acquisition net de frais, les 20 % restants étant réputés correspondre au foncier, non amortissable.
Le plafond annuel de déduction s’établit à 8 000 euros, porté à 10 000 ou 12 000 euros lorsque la moitié au moins des revenus bruts concernés relève de la location sociale ou très sociale. Point capital que beaucoup de présentations omettent : ce plafond s’apprécie par foyer fiscal et non par bien, et il est mutualisé entre tous les logements amortis. Un deuxième investissement n’apporte donc aucune déduction supplémentaire une fois le plafond atteint.
→ Découvrez notre guide explicatif complet et notre avis sur la loi.
2. Le Logement Locatif Intermédiaire : TVA réduite et crédit d’impôt foncier
Le LLI, conçu à l’origine pour les investisseurs institutionnels, reste réservé aux personnes morales. Une personne physique ne peut pas y souscrire en direct, mais rien n’impose une forme sociale particulière : SCI, SARL de famille, SAS ou SCPI sont éligibles. Sa mécanique repose sur deux leviers puissants : une TVA réduite à 10 % au lieu de 20 % lors de l’acquisition, et un crédit d’impôt égal au montant de la taxe foncière pendant vingt ans, cette durée étant réduite à due concurrence des périodes d’exonération totale de taxe foncière, soit dix-huit ans en pratique pour un logement neuf.
En contrepartie, le bien doit être situé en zone tendue (A bis, A ou B1, sous réserve de dérogations pour certaines communes sous convention ORT ou grande opération d’urbanisme), et loué à des locataires dont les ressources et le loyer respectent les plafonds intermédiaires. L’opération doit également satisfaire une condition de mixité sociale : soit la commune compte déjà plus de 25 % de logements locatifs sociaux ou relève d’un quartier prioritaire, soit l’ensemble immobilier en comporte lui-même plus de 25 %.
Surtout, l’engagement est bien plus long que ce que l’on lit souvent : il s’agit d’un engagement de location de vingt ans. Les cessions ne deviennent possibles qu’à compter de la onzième année, et restent limitées à 50 % des logements jusqu’à la quinzième. Ce n’est qu’à partir de la seizième année qu’une revente libre n’entraîne plus de complément de TVA. La détention par une personne morale n’est pas anodine : c’est précisément ce prérequis qui rend le cumul envisageable, la SCI à l’impôt sur le revenu étant le seul véhicule qui satisfasse en même temps les deux régimes.
→ L’effet de seuil que personne ne calcule
Le plafond annuel sature vite. En location intermédiaire dans le neuf, l’amortissement atteint 8 000 euros dès un prix d’acquisition d’environ 285 700 euros. Au-delà, la fraction excédentaire est perdue chaque année, sans report possible. Sur un bien à 400 000 euros, l’amortissement théorique serait de 11 200 euros mais la déduction reste bloquée à 8 000 : près de 29 % de l’avantage s’évapore, et le taux effectif tombe à 2,5 %.
Comment fonctionne concrètement le cumul des deux pour donner le Super Jeanbrun ?
Le principe du super jeanbrun tient en une phrase : appliquer simultanément les avantages du LLI et l’amortissement Jeanbrun sur un même bien immobilier, détenu via une SCI à l’impôt sur le revenu. Aucun texte de loi ne l’interdit, et la loi de finances 2026 ouvre explicitement le cadre. Reste à orchestrer le montage dans le bon ordre.
Les quatre étapes du montage
La séquence est structurée. Chaque étape conditionne la suivante, et une erreur d’enchaînement peut compromettre l’un des deux avantages fiscaux.
Investir dans l’immobilier
avec une stratégie.
Derrière chaque patrimoine solide, il y a une stratégie. Montclair vous aide à la construire.
Nos experts en investissement vous répondent sous 48h
- Acquisition en VEFA : le bien doit être neuf, situé en zone A bis, A ou B1, auprès d’un promoteur agréé LLI.
- Constitution d’une SCI à l’IR : le LLI impose une personne morale, et la SCI à l’impôt sur le revenu est la seule forme qui permette aussi de remonter l’amortissement Jeanbrun dans les revenus fonciers de chaque associé.
- Option Jeanbrun à la déclaration : l’amortissement est activé lors de la déclaration des revenus de l’année d’achèvement du bien, ou de son acquisition si elle est postérieure. L’option est irrévocable pour le logement concerné. Elle relève du régime réel et de la déclaration 2044-SPE, les imprimés propres au nouveau régime n’ayant pas encore été publiés : le premier exercice concerné est celui des revenus 2026, déclarés au printemps 2027.
- Location aux plafonds LLI pendant vingt ans : loyers et ressources des locataires encadrés par les barèmes intermédiaires de la zone, sur toute la durée de l’engagement.
Pourquoi la SCI à l’IR est le pivot du montage
La SCI à l’impôt sur le revenu conserve la transparence fiscale : les résultats de la société sont directement imposés au niveau des associés, au prorata de leurs parts. C’est précisément ce qui permet de faire remonter l’amortissement Jeanbrun dans les revenus fonciers de chaque associé, tout en respectant l’obligation LLI de détenir le bien via une personne morale. Rappelons toutefois que cette remontée alimente la catégorie des revenus fonciers, et non le revenu global : la règle du plafond de 10 700 euros de déficit imputable reste entière.
Une SCI à l’IS, à l’inverse, aurait rendu ce cumul impossible : l’amortissement resterait cantonné au résultat de la société, sans imputation possible sur les revenus personnels des associés. Le choix du régime fiscal de la SCI n’est donc pas une option, c’est un prérequis technique.
Un cumul permis par les textes, mais non validé par l’administration
Il n’existe pas, à proprement parler, un « texte de cumul ». C’est l’absence de contre-indication qui rend le montage envisageable : les seules exclusivités prévues par le texte visent le Girardin, le Malraux et le Pinel, ni le LLI ni le crédit d’impôt de taxe foncière n’y figurant. Cela dit, absence d’interdiction ne vaut pas validation. Si vous souhaitez creuser la mécanique juridique et fiscale complète, nous détaillons ce point dans notre analyse détaillée du dispositif Jeanbrun.
Avertissement important
À la date de publication de cet article, l’administration fiscale n’a publié aucun commentaire sur le régime d’amortissement issu de l’article 47 de la loi de finances pour 2026, ni sur son articulation avec le logement locatif intermédiaire. Aucun BOFiP, aucun rescrit, aucune réponse ministérielle ne valide ce montage à ce jour.
Le cumul repose donc sur une lecture combinée de deux textes qui ne s’excluent pas, et non sur un régime consacré. L’éligibilité d’une SCI à l’impôt sur le revenu au crédit d’impôt de taxe foncière, en particulier, repose sur une lecture littérale non confirmée. Un rescrit fiscal préalable est indispensable avant tout engagement, et ces informations ne constituent ni un conseil fiscal ni une garantie de résultat.
Les quatre leviers fiscaux activés simultanément
L’intérêt du super jeanbrun ne réside pas dans un avantage isolé, mais dans la superposition de quatre effets financiers sur le même actif. Chacun agit à un moment différent de la vie de l’investissement : à l’acquisition, pendant la détention, à la transmission.
Synthèse comparative des avantages
Pour visualiser clairement ce que chaque brique apporte, voici la répartition des quatre leviers activés par le montage :
| Levier | Origine | Impact | Durée |
|---|---|---|---|
| TVA réduite | LLI | 10 % au lieu de 20 % | À l’acquisition |
| Crédit d’impôt taxe foncière | LLI | Taxe foncière neutralisée à 100 % | 20 ans, minorés des exonérations |
| Amortissement fiscal | Jeanbrun | 3,5 à 5,5 % dans le neuf, 3 à 4 % dans l’ancien, sur 80 % du prix, plafonné par foyer fiscal | Engagement de location de 9 ans |
| Transmission optimisée | Cadre SCI | 100 000 € par enfant en franchise | Tous les 15 ans |
Un montage aligné sur un projet patrimonial de long terme
Une précision s’impose avant d’aller plus loin : ces avantages ne s’additionnent pas purement et simplement. La TVA réduite abaisse le prix payé, donc l’assiette amortissable. Sur un bien de 250 000 euros, les quelque 20 800 euros de TVA économisés retirent environ 583 euros d’amortissement par an. Le gain net reste largement positif, mais il est inférieur à la somme arithmétique des deux leviers.
Chaque levier a sa temporalité. La TVA réduite joue à la signature. Le crédit d’impôt s’étale sur près de deux décennies. L’amortissement démarre à la livraison. La transmission se planifie tôt et se déploie par tranches. Cet étagement dans le temps est précisément ce qui fait du super jeanbrun un outil de pilotage patrimonial, et non un simple coup fiscal ponctuel.
→ Le conseil Montclair
Cartographiez votre horizon d’investissement avant de choisir la typologie de location : un engagement de location de vingt ans en zone A ne se pilote pas comme un placement de moyen terme, il structure une partie de votre patrimoine sur deux décennies, avec une première fenêtre de cession partielle seulement à partir de la onzième année.
À qui ce montage Super-Jeanbrun s’adresse-t-il vraiment ?
Soyons directs : le super jeanbrun n’est pas un dispositif universel. Sa mécanique repose sur une déduction imputée sur les revenus fonciers, ce qui suppose idéalement des revenus fonciers déjà existants pour absorber l’amortissement, et une tranche marginale d’imposition qui rend le levier réellement intéressant. Voici les profils pour lesquels le montage prend tout son sens.
Les ménages fortement imposés
Pour un foyer situé dans une tranche marginale d’imposition de 30 % ou 41 %, l’amortissement Jeanbrun se traduit par une économie d’impôt substantielle, chaque euro amorti venant réduire la base imposable au taux marginal. Sur un bien neuf de 250 000 euros loué en intermédiaire, l’amortissement cumulé atteint environ 63 000 euros sur neuf ans. Attention à ne pas confondre cette déduction avec le gain : l’économie d’impôt réelle se situe entre 18 900 et 29 700 euros selon que la déduction efface ou non des revenus fonciers déjà soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 %. C’est le chiffre qui compte, et il est deux à trois fois inférieur au montant de l’amortissement.
Les professions libérales et dirigeants
Ceux qui arbitrent régulièrement entre rémunération et dividendes trouvent dans la SCI à l’IR un véhicule lisible pour structurer une poche immobilière distincte de leur activité professionnelle. Le montage permet de piloter la fiscalité personnelle tout en construisant un patrimoine tangible.
Les familles qui préparent la transmission
La détention via SCI ouvre la donation de parts par tranches, dans le cadre des abattements de 100 000 euros par enfant renouvelables tous les 15 ans. La décote appliquée sur la valeur des parts (liée à leur illiquidité) permet de transmettre davantage de valeur économique pour un même abattement fiscal. Un vrai véhicule de pérennité familiale.
Les profils à éloigner du montage
À l’inverse, ce cumul ne conviendra pas à un investisseur peu ou pas imposé, pour qui l’amortissement n’aurait aucun rendement fiscal. Il ne conviendra pas davantage à un investisseur qui ne perçoit aucun revenu foncier, puisque l’imputation sur le revenu global reste plafonnée à 10 700 euros par an. Ni à quelqu’un cherchant une liquidité à court ou moyen terme : l’engagement de location LLI court sur vingt ans, la première cession partielle n’est possible qu’à partir de la onzième année, et une sortie anticipée compromet les deux régimes simultanément.
Neuf ou ancien rénové : un choix qui n’en est pas un ici
La question revient systématiquement, et elle mérite une réponse nette. Le dispositif Jeanbrun accepte les deux, le neuf en VEFA comme l’ancien réhabilité. Le LLI, lui, ne s’applique qu’à des livraisons d’immeubles neufs. Dès lors que l’on vise le cumul, l’ancien rénové est mécaniquement exclu du montage. Il n’y a donc pas d’arbitrage à conduire entre neuf et ancien sur ce sujet précis : le choix du cumul emporte celui du neuf.
Cela ne disqualifie pas l’ancien pour autant, mais le place sur une autre trajectoire. Un investisseur qui retient l’ancien réhabilité conserve l’amortissement Jeanbrun seul, à un taux inférieur de 3 à 4 % au lieu de 3,5 à 5,5 %, sans TVA réduite ni crédit d’impôt de taxe foncière. En contrepartie, il s’affranchit du zonage LLI, de la condition de mixité sociale et surtout de l’engagement de location de vingt ans, ramené à neuf ans. Il conserve aussi la possibilité d’acheter sous la valeur de marché et de créer de la valeur par les travaux, ce que la VEFA ne permet pas.
Le vrai arbitrage n’oppose donc pas deux natures de biens mais deux logiques : une optimisation fiscale maximale contre une immobilisation de vingt ans, ou une souplesse patrimoniale supérieure contre un avantage fiscal plus modeste. Les deux se défendent, et le choix dépend bien davantage de votre horizon que de votre tranche d’imposition.
Les zones éligibles et la sélection géographique du montage
Le super jeanbrun ne se déploie pas partout. Le LLI impose un ancrage strict en zone tendue : A bis pour Paris et sa proche couronne, A pour les grandes métropoles régionales et certaines communes littorales, B1 pour les agglomérations de plus de 250 000 habitants et un ensemble de villes moyennes en tension. Ce zonage n’est pas anodin : il conditionne à la fois l’éligibilité fiscale et la solidité économique du projet, puisqu’il correspond aux territoires où la demande locative structurelle dépasse durablement l’offre.
Cette contrainte géographique a une vertu cachée : elle oriente naturellement l’investisseur vers des marchés porteurs, où la vacance locative reste faible et où la valorisation à long terme s’appuie sur des fondamentaux démographiques et économiques solides. Métropoles comme Lyon, Bordeaux, Nantes, Rennes, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse, Strasbourg ou les communes dynamiques d’Île-de-France comme Boulogne, concentrent l’essentiel des programmes éligibles. À l’inverse, une opportunité située en zone B2 ou C, aussi séduisante soit-elle sur le papier, ferme mécaniquement la porte au montage.
Les vrais chiffres et les points de vigilance
Passons aux ordres de grandeur. Toute simulation doit être adaptée à votre situation, mais les fourchettes ci-dessous donnent une idée fidèle du potentiel du montage.
Exemple chiffré sur un bien de 250 000 euros
Prenons un logement neuf en VEFA à 250 000 euros, situé en zone A, financé par un investisseur en TMI 30 %, avec une location en intermédiaire sur 9 ans. Les grandes masses ressortent ainsi :
- TVA économisée à l’acquisition : environ 20 800 euros, en retenant 250 000 euros comme prix toutes taxes comprises au taux normal de 20 %. Rapporté à un prix hors taxes de 250 000 euros, l’économie atteindrait 25 000 euros.
- Amortissement cumulé sur 9 ans : environ 63 000 euros déduits des revenus fonciers, soit une économie d’impôt réelle comprise entre 18 900 et 29 700 euros selon votre situation.
- Crédit d’impôt taxe foncière : neutralisation complète pendant vingt ans, minorés des périodes d’exonération totale, soit dix-huit ans en pratique dans le neuf.
- Cadre transmission : donation de parts jusqu’à 100 000 euros par enfant tous les 15 ans, en franchise de droits.
- À retrancher : les amortissements déduits viennent minorer le prix d’acquisition retenu lors du calcul de la plus-value à la revente. Les 63 000 euros majorent donc d’autant la plus-value imposable. Une partie de l’avantage est un report d’imposition, pas un gain définitif.
Ces chiffres varient selon la zone, la typologie de location choisie et votre tranche d’imposition. Pour affiner une projection sur votre propre situation, notre outil de simulation de rendement locatif vous permet de tester différents scénarios.
Les points de vigilance à ne pas négliger
Le super jeanbrun n’est pas exempt de contraintes. Trois points méritent une attention particulière avant de s’engager :
- La sélection de l’actif : Un bien mal situé, mal conçu ou surévalué à l’achat annule mécaniquement l’intérêt fiscal du montage. La sélection du programme, du promoteur et de l’emplacement reste la variable numéro un. Nos programmes éligibles au dispositif Jeanbrun sont sélectionnés selon des critères stricts d’emplacement, de qualité constructive et de tension locative.
- La gestion locative sur vingt ans : respecter les plafonds LLI de loyer et de ressources pendant toute cette durée suppose une gestion rigoureuse, y compris lors des changements de locataires. Un manquement, même en cours de détention, entraîne la reprise rétroactive des avantages : majoration du revenu foncier de tous les amortissements déduits, complément de TVA, et perte du crédit d’impôt de taxe foncière. Ces trois sanctions, elles, se cumulent.
- La coordination fiscale et juridique : Constitution de SCI, option Jeanbrun à la bonne déclaration, respect des formalités LLI : la coordination des actes est déterminante. Un accompagnement structuré évite les erreurs coûteuses.
→ L’éclairage Montclair
Votre patrimoine immobilier
mérite une stratégie.
Derrière chaque patrimoine solide, il y a une stratégie, pas une intuition.
Nos experts en investissement vous répondent sous 48h
Un montage super jeanbrun réussi se joue autant sur l’actif que sur son cadre juridique : traitez les deux volets en parallèle dès l’étude du patrimoine immobilier, jamais l’un après l’autre.
Les conditions détaillées de validité du cumul
Un montage super jeanbrun ne tient que si l’ensemble des conditions des deux dispositifs sont respectées simultanément, sans exception. La location doit être nue, jamais meublée, et affectée à la résidence principale du locataire : toute location saisonnière, meublée ou secondaire disqualifie l’opération. Les plafonds de loyer LLI s’appliquent en continu, avec une décote d’environ 15 % par rapport au marché libre, et doivent être respectés à chaque relocation, pas seulement à l’entrée initiale.
Les plafonds de ressources du locataire suivent le barème intermédiaire de la zone concernée. Ils doivent être vérifiés lors de chaque nouveau bail, sur la base de l’avis d’imposition N-2. La durée d’engagement la plus longue prime : neuf ans pour le Jeanbrun, vingt ans pour le LLI, l’investisseur reste donc engagé sur la durée LLI pour préserver l’intégralité du montage. Enfin, la SCI doit être constituée avant la signature de l’acte authentique, et l’option Jeanbrun exercée à la première déclaration suivant l’achèvement, faute de quoi le bénéfice de l’amortissement est définitivement perdu.
Un manquement à l’une de ces conditions, même en cours de détention, entraîne la reprise rétroactive de l’avantage fiscal correspondant. D’où l’importance d’un cadre de pilotage rigoureux tout au long des vingt années, avec une vigilance particulière lors des changements de locataires et des révisions annuelles de loyer.
Structurer votre projet dans une logique d’accompagnement
Comprendre le mécanisme est une chose. Le déployer correctement en est une autre. Un montage de cette technicité mérite un cadre d’accompagnement clair, où chaque étape est anticipée et pilotée.
De l’étude du patrimoine immobilier à l’arbitrage
Chez Montclair, nous abordons ce type de dispositif dans une logique de projet de vie sur 15 ans. L’étude initiale du patrimoine immobilier permet de valider trois choses : la pertinence fiscale du montage pour votre situation, la cohérence avec vos objectifs de long terme, et la capacité d’engagement sur la durée exigée. Ce n’est qu’ensuite que nous construisons la stratégie détaillée. Notre méthode d’accompagnement patrimonial intègre ces étapes de manière structurée.
Le pilotage sur la durée
Un investissement de vingt ans se pilote. Renouvellement de bail, indexation des loyers, veille sur les plafonds LLI, préparation des donations de parts, arbitrages éventuels en fin d’engagement : autant de moments où la réactivité et la clarté du partenaire font la différence. C’est précisément l’esprit de notre approche d’investissement locatif clé en main, pensée pour libérer l’investisseur des contraintes opérationnelles sans le déposséder du pilotage stratégique.
Ce qu’il faut retenir du super jeanbrun
Le super jeanbrun n’est pas un tour de passe-passe fiscal. C’est un montage structuré qui combine deux régimes légaux, chacun avec ses règles, dans un cadre juridique précis. Il offre une superposition d’avantages rarement égalée : réduction du prix d’acquisition via la TVA à 10 %, neutralisation de la taxe foncière sur près de deux décennies, amortissement déductible des revenus fonciers, et véhicule de transmission optimisé. Deux réserves doivent toutefois accompagner ce constat : l’avantage lié à l’amortissement est pour partie un report, puisqu’il se retrouve dans la plus-value à la revente, et le montage n’a fait l’objet d’aucune validation de l’administration fiscale à ce jour.
Il n’est cependant pas fait pour tout le monde. Il suppose des revenus fonciers existants ou une fiscalité personnelle suffisamment lourde pour rendre l’amortissement rentable, un horizon d’investissement de vingt ans, et une acceptation des contraintes locatives inhérentes au LLI. Pour les profils concernés, il représente l’un des leviers les plus puissants disponibles pour construire un patrimoine immobilier structuré et transmissible.
La vraie question n’est donc pas « ce montage est-il performant ? ». Elle est : ce montage est-il aligné avec votre trajectoire patrimoniale, votre horizon, et vos objectifs de transmission ? Y répondre suppose d’abord une lecture précise de votre situation. C’est le point de départ de toute stratégie sérieuse de nos gestionnaires de patrimoine immobilier, et le préalable indispensable avant d’engager un projet de cette envergure.
Votre patrimoine immobilier
mérite une stratégie.
Nos experts en investissement vous répondent sous 48h

