Simulateur loi Jeanbrun : comprendre et calculer vos avantages fiscaux

Un propriétaire bailleur sur deux ne connaît pas précisément l’impact fiscal de son investissement locatif. Ce chiffre, issu des retours terrain que nous observons chez Montclair, illustre un paradoxe : alors que la fiscalité immobilière n’a jamais offert autant de leviers, la majorité des investisseurs navigue à vue. Le statut du Bailleur Privé, porté par la proposition de loi Jeanbrun, ambitionne de redessiner les règles du jeu pour les propriétaires qui acceptent de louer à des loyers maîtrisés. Mais entre les promesses législatives et la réalité de votre feuille d’imposition, l’écart peut être considérable. C’est précisément là que notre simulateur loi Jeanbrun devient un outil de pilotage indispensable pour évaluer, chiffrer et décider en toute clarté.

On vous propose ici un simulateur dédié aux bailleurs privés, tout en plongeant dans les mécanismes de calcul, ses subtilités, ses zones d’ombre et les territoires où ce dispositif prend véritablement tout son sens.

Configurez notre simulateur loi Jeanbrun avec vos infos

Renseignez votre prix d’acquisition, votre revenu brut annuel du foyer, votre situation Familiale (simplifiée) et l’horizon patrimonial. Vous pouvez également déployé des paramètres complémentaires : type de bien, horizon de placement, zone géographique…

Économie fiscale sur 9 ans
Soit — € par an, hors plafond des niches fiscales.
Projection établie sur hypothèses prudentes, détaillées dans les mentions.
Patrimoine net projeté à 15 ans
— € de capital remboursé · — € de valorisation prévisionnelle.
Projection établie sur hypothèses prudentes, détaillées dans les mentions.
01
Efficacité fiscale
02
Effort de trésorerie
03
Horizon de sortie
Quel palier sert votre stratégie ?
Plus la décote de loyer consentie est forte, plus l'amortissement l'est. L'arbitrage se joue entre intensité fiscale et trésorerie locative.
Paramètre
Comparaison
Taux d'amortissement
Plafond annuel
Loyer plafond mensuel
Cash-flow mensuel estimé
Économie fiscale sur 9 ans
Intermédiaire
Loyer marché −15 %
Social
Loyer marché −30 %
Très social
Loyer marché −45 %
Jeanbrun n'est pas une opération isolée. C'est une brique patrimoniale.

Selon la stratégie de sortie retenue, le gain final varie sensiblement. Deux horizons principaux méritent d'être comparés.

Sortie courte
Revente à 9 ans
Plus-value brute prévisionnelle
Amortissements réintégrés
Imposition sur la plus-value
Gain net consolidé
Horizon patrimonial
Conservation 22 ans
Plus-value brute prévisionnelle
Abattement IR 100 %
Prélèvements sociaux résiduels
Gain net consolidé
Stratégie de transmission
Donation après 9 ans

La donation purge la plus-value latente, amortissements réintégrés compris. Levier patrimonial déterminant pour les investisseurs préparant la transmission intergénérationnelle.

Économie fiscale conservée
Plus-value purgée à la donation 0 €
Valeur transmise au donataire
Valeur patrimoniale transmise
Aller plus loin
Cette simulation mérite d'être confrontée à votre situation réelle.

Diagnostic Patrimonial offert aux profils qualifiés. Échange confidentiel de 45 minutes avec un associé Montclair.

Hypothèses de calcul et mentions

Simulation calculée selon les dispositions du statut du bailleur privé (dispositif Jeanbrun), institué par l'article 47 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Base amortissable établie à 80 % du prix d'acquisition au titre de la quote-part bâti. Taux d'amortissement de 3 % à 5,5 % selon la nature du bien et le palier de loyer retenu. Plafonds annuels : 8 000 € en intermédiaire, 10 000 € en social, 12 000 € en très social.

Hypothèses prudentes retenues à titre prévisionnel : valorisation du bien de 1,5 % par an, indexation des loyers de 1,2 % par an, charges et vacance locative à hauteur de 15 % du loyer brut, taux d'emprunt de 3,8 % sur 25 ans, apport de 10 %, frais de notaire de 2,5 % dans le neuf et 7,5 % dans l'ancien. Tranche marginale calculée selon le barème progressif 2026 appliqué au revenu net imposable estimé (revenu brut × 0,9) divisé par le nombre de parts fiscales.

La réintégration des amortissements dans l'assiette de la plus-value à la cession est retenue par hypothèse prudente, dans l'attente de la publication du bulletin officiel des finances publiques (BOFiP). Abattements pour durée de détention appliqués selon les articles 150 VC et 150 VB III du Code général des impôts.

Cette simulation est fournie à titre purement indicatif. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni un conseil fiscal personnalisé, ni un engagement contractuel. Les résultats dépendent de votre situation complète (autres revenus fonciers, situation matrimoniale, dispositifs en cours). Montclair recommande une analyse patrimoniale approfondie préalable à toute décision d'acquisition.

Simulateur mis à jour en avril 2026.

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la loi jeanbrun en résumé

La loi Jeanbrun, le successeur du Pinel en 2026

Le dispositif Jeanbrun, acté le 21 janvier 2026 dans le PLF et porté par le ministre du Logement Vincent Jeanbrun, succède au Pinel comme principal outil fiscal pour relancer l’investissement locatif privé et la construction neuve. Comme son prédécesseur, il conditionne l’avantage fiscal à un engagement de location (9 ans minimum), en résidence principale et avec des loyers plafonnés sous le marché via le référentiel Loc’Avantages.

La grande différence tient au mécanisme : plutôt qu’une réduction d’impôt directe, Jeanbrun repose sur un amortissement comptable de 3 à 5,5 % par an selon le type de bien et le niveau de loyer (intermédiaire, social, très social), dans une logique plus proche du LMNP que du Pinel. Le dispositif s’élargit aussi à l’ancien avec travaux et supprime le zonage, rendant l’ensemble du territoire éligible. Un déficit foncier imputable jusqu’à 10 700 €/an (21 400 € avec rénovation énergétique) complète l’avantage, mais comme pour le LMNP depuis 2025, les amortissements seront réintégrés au calcul de la plus-value à la revente.

Ce que fait notre simulateur

Ce que calcule un simulateur loi Jeanbrun : les variables clés

Un simulateur fiable ne se contente pas de multiplier un taux par un montant. Il intègre un ensemble de variables interdépendantes qui reflètent la complexité réelle de votre situation patrimoniale pour restituer trois indicateurs essentiels : l'économie fiscale annuelle, l'économie fiscale cumulée sur la durée d'engagement, et l'impact sur le rendement net de votre investissement après fiscalité.

Prix d'acquisition du bien

La première variable est le prix d'acquisition du bien, décomposé entre la valeur du terrain (non amortissable) et la valeur du bâti (amortissable). Cette répartition, souvent fixée entre 15 et 20 % pour le terrain selon la localisation, modifie directement le montant de l'amortissement annuel. Dans une métropole comme Strasbourg ou Metz, la part du terrain peut être plus élevée que dans une ville moyenne du Grand Est, ce qui réduit mécaniquement l'assiette amortissable.

Montant des travaux

La deuxième variable est le montant des travaux. Les rénovations éligibles (amélioration énergétique, mise aux normes, réhabilitation) viennent s'ajouter à l'assiette amortissable. Un investissement de 200 000 euros dont 50 000 euros de travaux offre une base d'amortissement sensiblement différente d'un bien neuf acquis au même prix.

Revenus locatifs prévisionnels

Viennent ensuite les revenus locatifs prévisionnels, calculés en fonction des plafonds de loyers imposés par le dispositif et de la zone géographique. Le simulateur doit intégrer le loyer plafonné, pas le loyer de marché, pour refléter la réalité de l'engagement.

Tranche marginale d'imposition

Votre tranche marginale d'imposition est déterminante. Un amortissement de 4 000 euros ne produit pas le même effet pour un contribuable imposé à 11 % et pour un autre à 41 %. Le simulateur traduit cette différence en euros sonnants et trébuchants.

Durée d'engagement

Enfin, la durée d'engagement (9, 12 ou 15 ans selon les options retenues) et le taux d'amortissement applicable à chaque période complètent le calcul. Certaines versions du dispositif prévoient des taux dégressifs ou des bonus pour les engagements longs, ce qui modifie la courbe d'avantage fiscal sur la durée.

loi jean brun simulation à Metz
la loi jeanbrun en application

Un exemple concret : simulation d'un T3 à Metz

Un investisseur acquiert un appartement T3 de 65 m² dans le centre de Metz pour 155 000 euros, dont 25 000 euros de travaux de rénovation énergétique. La part du terrain est estimée à 15 %, soit 19 500 euros. L’assiette amortissable s’élève donc à 135 500 euros (bâti) + 25 000 euros (travaux) = 160 500 euros.

Avec un taux d’amortissement de 2 % par an sur le bâti et 10 % par an sur les travaux (amortis sur 10 ans), la déduction annuelle se décompose ainsi : 2 710 euros pour le bâti + 2 500 euros pour les travaux = 5 210 euros de déduction annuelle les 10 premières années, puis 2 710 euros les années suivantes.

Le loyer plafonné pour ce type de bien en zone B1 s’établit autour de 620 euros par mois, soit 7 440 euros annuels. Après déduction de l’amortissement (5 210 euros) et des charges classiques (taxe foncière, assurance, gestion, soit environ 1 800 euros), le revenu foncier imposable tombe à 430 euros la première année. Sans le dispositif, il aurait été de 5 640 euros.

Pour un contribuable dans la tranche à 30 %, l’économie fiscale annuelle (impôt sur le revenu + prélèvements sociaux) atteint environ 2 460 euros les 10 premières années, puis environ 1 280 euros les années suivantes. Sur un engagement de 15 ans, l’économie fiscale cumulée approche les 31 000 euros.

Ce chiffre est significatif. Le bilan net reste positif dans cet exemple, mais la marge dépend étroitement des paramètres individuels.

Le Grand Est : un territoire particulièrement pertinent pour le dispositif Jeanbrun

Tous les territoires ne se valent pas face à un dispositif fiscal. Le Grand Est présente un ensemble de caractéristiques qui en font une zone d’application particulièrement intéressante pour le statut du Bailleur Privé.

Le premier facteur est le rapport entre prix d’acquisition et loyers. Dans des villes comme Metz, Nancy, Strasbourg, Mulhouse ou Reims, les prix au mètre carré restent significativement inférieurs à ceux de Paris ou Lyon, tandis que la demande locative demeure soutenue. Un appartement T3 rénové à Metz peut s’acquérir entre 120 000 et 170 000 euros, avec un loyer mensuel de 550 à 750 euros. Ce ratio favorable signifie que l’amortissement Jeanbrun vient optimiser un investissement déjà structurellement équilibré.

Le deuxième facteur est la tension locative modérée mais réelle. Le Grand Est n’est pas en surtension comme l’Île-de-France, mais plusieurs de ses agglomérations affichent des taux de vacance locative faibles, notamment dans les centres-villes rénovés et les quartiers proches des pôles universitaires ou hospitaliers. Cette tension maîtrisée réduit le risque locatif tout en justifiant l’application du dispositif.

Le troisième facteur est le potentiel de rénovation. Le parc immobilier du Grand Est comprend une proportion importante de logements anciens nécessitant des travaux d’amélioration énergétique. Or, le dispositif Jeanbrun valorise précisément ces travaux en les intégrant à l’assiette amortissable. Un investisseur qui acquiert un bien à rénover dans le centre de Nancy ou de Colmar cumule ainsi l’amortissement sur le bâti et sur les travaux, maximisant l’avantage fiscal.

Enfin, la dynamique économique du Grand Est, portée par sa position transfrontalière (Luxembourg, Allemagne, Suisse), ses pôles de compétitivité et ses projets d’infrastructure, soutient la valorisation patrimoniale à moyen et long terme. Un investissement piloté sur 15 ans dans cette région bénéficie d’un socle de fondamentaux solides.

équipe montclair
pour vos projets de vie.

Notre approche pour votre investissement.

Montclair existe pour des projets de vie. Dans un monde immobilier où la technique devient de plus en plus accessible et où le rendement seul ne suffit plus à se différencier, nous croyons que l’humain fera la différence. Nous souhaitons devenir votre partenaire immobilier de référence en France, reconnu pour la qualité de sa relation client, la justesse de ses conseils et la pérennité des patrimoines qu’il construit.

L’avis Montclair : un regard lucide sur le dispositif Jeanbrun

Chez Montclair, notre rôle de partenaire stratégique nous impose une exigence : celle de la transparence. Et sur le dispositif Jeanbrun, notre avis est nuancé.

Le principe est sain. Créer un statut pérenne pour les bailleurs privés, fondé sur l’amortissement plutôt que sur des niches fiscales temporaires, va dans le bon sens. L’amortissement est un mécanisme éprouvé, utilisé depuis des décennies par les professionnels de l’immobilier et les loueurs en meublé. L’étendre aux bailleurs en location nue, sous conditions, répond à une logique patrimoniale cohérente.

Cependant, plusieurs points appellent à la prudence. Le premier concerne la stabilité législative. Le dispositif est encore au stade de proposition de loi. Les paramètres définitifs (taux d’amortissement, zonage, plafonds) peuvent évoluer significativement entre la proposition initiale et le texte final. Construire une stratégie d’investissement sur des hypothèses mouvantes comporte un risque que nous ne sous-estimons pas.

Le deuxième point de vigilance porte sur la contrainte de loyer. L’amortissement n’est pas gratuit : il s’accompagne d’un engagement à pratiquer des loyers inférieurs au marché. Dans certaines zones où l’écart entre le loyer de marché et le loyer plafonné est faible, l’avantage fiscal compense largement la décote. Mais dans d’autres configurations, notamment dans les zones très tendues où les loyers de marché sont élevés, la perte de revenus locatifs peut absorber une partie significative du gain fiscal. Le calcul doit être fait au cas par cas.

Le troisième élément concerne la sortie du dispositif. L’amortissement réduit la valeur comptable du bien. En cas de revente, la plus-value imposable est calculée sur la base du prix d’acquisition diminué des amortissements pratiqués. Cela peut générer une imposition plus lourde à la sortie, surtout si la revente intervient avant la fin de la période d’abattement pour durée de détention. Ce point, souvent négligé dans les présentations enthousiastes, est pourtant déterminant dans une stratégie patrimoniale à 15 ans.

Notre conviction chez Montclair est que le dispositif Jeanbrun peut constituer un levier pertinent pour certains profils d’investisseurs, dans certaines localisations, à certaines conditions de prix et de travaux. Mais il ne constitue pas une solution universelle. La qualité de l’accompagnement et la rigueur de la simulation préalable font toute la différence entre un investissement maîtrisé et une déconvenue fiscale.

 

Au-delà du simulateur : l’importance de l’accompagnement humain

Un simulateur est un outil. Un outil précieux, mais un outil. Il produit des chiffres à partir d’hypothèses. La qualité de ces hypothèses, leur cohérence avec votre situation réelle, et surtout l’interprétation stratégique des résultats relèvent d’un accompagnement humain que la technologie ne remplace pas.

Chez Montclair, nous utilisons la simulation comme point de départ d’une conversation, jamais comme point d’arrivée. Un simulateur loi Jeanbrun vous dit ce que le dispositif peut produire dans un scénario donné. Un partenaire stratégique vous dit si ce scénario est réaliste, s’il s’inscrit dans votre trajectoire patrimoniale, et s’il existe une alternative plus pertinente.

La fiscalité immobilière est un domaine où les interactions entre dispositifs, régimes d’imposition et événements de vie (mariage, naissance, changement professionnel, transmission) créent une complexité que les algorithmes peinent à capturer intégralement. L’étude patrimoniale globale, celle qui prend en compte votre situation dans sa totalité, reste le socle d’une décision éclairée.

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Le Statut du Bailleur Privé : ce que change réellement la loi Jeanbrun

La proposition de loi portée par le député Jeanbrun vise à créer un véritable statut du Bailleur Privé. L’idée centrale est limpide : encourager les propriétaires à remettre des logements sur le marché locatif en échange d’un avantage fiscal structurant. Contrairement à un simple coup de pouce temporaire, ce statut ambitionne de s’inscrire dans la durée et de répondre à une crise du logement qui s’intensifie dans de nombreuses agglomérations françaises.

Concrètement, le dispositif repose sur un mécanisme d’amortissement du bien immobilier. Le propriétaire qui s’engage à louer son logement dans des conditions encadrées (plafonds de loyers, plafonds de ressources des locataires) peut déduire de ses revenus fonciers une fraction du prix d’acquisition du bien, chaque année, sur une durée déterminée. Ce n’est pas une réduction d’impôt au sens classique du terme. C’est une déduction qui vient diminuer la base imposable de vos revenus locatifs.

Le statut du Bailleur Privé tel qu’envisagé par la loi Jeanbrun s’adresse aux propriétaires de logements anciens comme neufs, avec une attention particulière portée aux zones tendues et aux territoires en reconquête. L’engagement locatif serait de 9 ans minimum, avec des taux d’amortissement progressifs selon la durée de détention et le niveau de loyer consenti.

Pour un investisseur patrimonial, la question n’est pas de savoir si le dispositif existe, mais de mesurer précisément ce qu’il produit sur votre situation personnelle. C’est exactement le rôle d’un simulateur loi Jeanbrun : transformer un texte législatif en projection chiffrée, adaptée à votre réalité.

La mécanique de l’amortissement Jeanbrun, expliquée simplement

L’amortissement est un concept comptable qui peut sembler abstrait. Pourtant, son impact sur votre fiscalité est très concret. Voici comment il fonctionne dans le cadre du statut du Bailleur Privé.

Imaginons que vous acquériez un appartement pour 180 000 euros dans une ville du Grand Est. Sous le régime Jeanbrun, vous pourriez amortir une partie de ce montant chaque année. Si le taux d’amortissement retenu est de 2 % par an sur le bâti (hors terrain, généralement estimé entre 15 et 20 % de la valeur totale), vous déduiriez environ 2 880 à 3 060 euros par an de vos revenus fonciers.

Cette déduction ne sort pas de votre poche. Elle vient simplement réduire le montant des revenus locatifs sur lesquels vous êtes imposé. Si vous percevez 8 400 euros de loyers annuels et que vous déduisez 3 000 euros d’amortissement (en plus de vos charges classiques), votre base imposable chute significativement. Pour un contribuable dans une tranche marginale d’imposition à 30 %, cela représente une économie réelle de plusieurs centaines d’euros chaque année.

Le mécanisme prévoit également un amortissement des travaux de rénovation engagés, ce qui renforce l’intérêt du dispositif pour les biens anciens nécessitant une remise aux normes énergétiques. Un investissement de 40 000 euros en travaux pourrait ainsi générer une déduction supplémentaire annuelle non négligeable.

Astuce Montclair n°1 : L’amortissement Jeanbrun ne crée pas de déficit foncier reportable de la même manière que le régime classique. Il est essentiel de simuler précisément l’interaction entre vos charges déductibles existantes et l’amortissement pour éviter de “perdre” une partie de l’avantage. Un simulateur loi Jeanbrun bien paramétré intègre cette subtilité dans ses calculs.

L’amortissement se distingue aussi par sa nature : il ne génère pas de sortie de trésorerie. Vous ne décaissez rien de plus, mais votre imposition diminue. C’est un levier de pilotage patrimonial puissant, à condition d’en maîtriser les paramètres. La durée d’engagement, le zonage, le niveau de loyer pratiqué et votre tranche marginale d’imposition sont autant de variables qui modifient radicalement le résultat final.

Jeanbrun vs Loc’Avantages : ne confondez plus réduction et déduction

La confusion entre ces deux dispositifs est fréquente, et elle peut coûter cher en termes de stratégie patrimoniale. Loc’Avantages et le statut du Bailleur Privé Jeanbrun partagent un objectif commun (favoriser la location à loyers maîtrisés), mais leurs mécanismes fiscaux sont fondamentalement différents.

Loc’Avantages fonctionne sur le principe d’une réduction d’impôt. Vous signez une convention avec l’Anah, vous pratiquez un loyer inférieur au marché, et en contrepartie, vous bénéficiez d’une réduction qui vient directement diminuer le montant de votre impôt sur le revenu. Le taux de réduction varie selon le niveau de décote du loyer : 15 % pour le secteur intermédiaire (Loc1), 35 % pour le secteur social (Loc2), et jusqu’à 65 % si vous passez par une intermédiation locative.

Le dispositif Jeanbrun, lui, repose sur une déduction des revenus fonciers via l’amortissement. La différence est structurelle. Une réduction d’impôt s’applique directement sur l’impôt dû. Une déduction vient diminuer le revenu imposable. L’impact net dépend donc de votre tranche marginale d’imposition.

Prenons un exemple chiffré pour clarifier. Un propriétaire dans la tranche à 30 % qui bénéficie de 3 000 euros de déduction Jeanbrun économise 900 euros d’impôt sur le revenu (plus 516 euros de prélèvements sociaux à 17,2 %, soit environ 1 416 euros au total). Le même propriétaire avec 3 000 euros de réduction Loc’Avantages économise directement 3 000 euros sur son impôt. La réduction est donc mécaniquement plus avantageuse à montant égal.

Mais les montants ne sont pas égaux. L’amortissement Jeanbrun porte sur la valeur du bien et des travaux, ce qui peut générer des déductions annuelles bien supérieures aux réductions Loc’Avantages, surtout pour des biens de valeur significative. C’est toute la subtilité que seul un calcul personnalisé permet de trancher.

Astuce Montclair n°2 : Ne choisissez jamais un dispositif fiscal avant d’avoir simulé les deux scénarios sur votre situation réelle. Un simulateur loi Jeanbrun couplé à une simulation Loc’Avantages vous donne une vision comparative claire. Le bon dispositif est celui qui s’aligne avec votre stratégie patrimoniale globale, pas celui qui semble le plus généreux sur le papier.
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